Pour qu’elle se concrétise, il manque à la transition écologique et énergétique une perspective du monde sobre, décarboné et résilient de l’après-pétrole. Vers quel pays nous mènent ces azimuts et comment embarquer pour prendre le cap ?
Plus la vague climatique, écologique et sociale grandit, plus la démocratie se trouve menacée, ballotée entre l’inaction populiste à tribord et l’autoritarisme technocratique à babord.
Dans L’Archipel des Métamorphoses(1), Bertrand Folléa soutient que le paysage s’offre comme méthode au service des profondes transformations sociétales. Ni tableau à contempler, ni territoire à équiper, ni carte postale à protéger, ni décor à planter : sorti de ces réductions, le paysage recouvre sa capacité à offrir du sens comme milieu de vie à façonner, constituant un bien commun.
L’archipel constitue la figure métaphorique du paysage de l’après-pétrole. Il s’oppose à la « continentalisation » mortifère des mégalopoles nées de l’ère des énergies fossiles.
Jusqu’à quel point le paysage comme projet politique peut-il constituer cet inattendu instrument de navigation dans la conduite de la transition ?
Embarqués à Cerisy, nous naviguerons dans l’Archipel des Métamorphoses pour tester le paysage comme boussole, avec pour escales : l’imaginaire, le territoire, la politique, l’économie, l’éducation, … et les îles Chausey.
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